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Au Toursky, Bernard d'Ascoli a offert un mémorable récital consacré à Liszt, Beethoven et Chopin.

La Marseillaise Vendredi 9 décembre 2011

Virtuosité et sensibilité

Bernard d'Ascoli est toujours un pianiste d'une grande sensibilité, sous-tendue de beaucoup de musicalité. Et ce n'est pas un hasard si le centre de formation pour jeunes pianistes avancés qu'il dirige à côté d'Aubagne se nomme Piano Cantabile, lui qui fait si bien chanter son clavier.

Ce mardi, porteur d'un programme qui lui seyait tout spécialement, il a entraîné le public du théâtre du Toursky - une salle qui se prête aussi très bien à la musique - dans un récital qui fut un moment de réel bonheur.

Pédagogue mais point trop, le pianiste a, en quelques phrases, présenté sa soirée, bâtie autour de Liszt, de son maître à écrire - Beethoven - et de son ami - Chopin. Trois génies musicaux, trois écritures, trois sensibilités, le tout servi par la virtuosité et l'imaginaire de l'Aubagnais d'Ascoli.

Intelligence

Son jeu peut être d'une extrême virtuosité - comme dans la Sonate en ut mineur de Beethoven qui s'achève en suspension après un déluge de notes -, il peut être introspectif, méditatif, voire exubérant mais toujours intelligent. Le pianiste est si profondément "en" musique, qu'il y entraîne aussitôt l'auditoire. Chaque note est présente, chaque nuance entendue, chaque intention pensée, le tout est fluide, éminemment poétique et vivant.

Le jeu généreux a enfin amené le récitaliste à offrir quatre bis, allant de Schubert à Chopin.

Bernard d'Ascoli avait conclu sa courte présentation en espérant que le public aimerait autant que lui le programme choisi : aucun doute à avoir, on l'aurait écouté indéfiniment.

GISÈLE LAVAL

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